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Batmania 02

Dans le cadre du projet Batman The Board Game, l’éditeur Monolith cultive les révèlations chaque vendredi. Et cette semaine c’est donc la figurine du… Joker ! Bon le Joker dans un jeu consacré à Batman, fallait pas sortir de Saint-Cyr pour le voir arriver, me direz-vous, mais le personnage est superbe, avec un air de ressemblance marqué avec des acteurs comme Williem Dafoe. Mais ce n’est pas tout le Clown du crime n’est pas seul ! Une autre figurine représente son alter-ego plus rare (le Red Hood des origines), tout accompagné d’un décor concernant l’usine A.C.E. Chemicals, un endroit déterminant dans la légende du joker. Ci-joint quelques visuels et le texte explicatif que Monolith m’a demandé pour l’occasion.

J’en profite pour vous remémorer que le 17 novembre au soir, il y a une soirée de présentation du jeu à Paris, avec les concepteurs du jeu mais aussi Alex Nikolavitch et moi-même (plus d’infos LA).

« L’usine A.C.E. Chemical est un décor crucial dans la mythologie de Batman puisque, pour faire court, c’est là que naît le Joker. En effet, pendant des années le Joker est resté un personnage mystérieux sans la moindre ébauche d’origine. A l’évidence son teint blanc et ses cheveux verts n’étaient pas un maquillage. Ils ne partaient pas au lavage et on n’arrivait pas à lui les retirer en prison. Mais aucune raison n’avait jamais été donnée, jusqu’à Detective Comics #168 (1951), épisode dans lequel Bill Finger, le co-créateur du « clown du crime » se décida de combler la lacune en expliquant que l’existence du Joker était (au moins indirectement) la faute de… Batman lui-même !

Dans cet épisode le justicier poursuit en effet un chef de gang nommé le Red Hood (« le Chaperon Rouge« ) à travers l’usine Ace Chemical. Dans sa fuite, le gangster masqué tombe dans une cuve remplie de produits chimiques. Non seulement ce bain accidentel le défigure (lui donnant la peau blème et les cheveux verdâtres) mais il le rend également totalement fou. Le Chaperon Rouge est ainsi devenu le Joker ! D’où une « private joke » puisque l’usine est nommée d’après une carte à jouer (l’As) et que le Joker fait référence à une autre… Dans l’album The Killing Joke, Alan Moore a détaillé encore plus l’origine du Red Hood avant sa transformation en Joker, expliquant que ce n’était pas du tout un leader criminel mais plutôt une sorte de diversion utilisée par le reste du gang. Un « faux leader » pour mieux détourner les soupçons. »

(et vous pouvez retrouver plein d’infos sur le jeu sur la page Facebook de l’éditeur ou sur le forum The Overlord).

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Xavier Fournier: