Avengers

Jeudi 6 juin 2019, en soirée. Dans une bouffée d’optimisme, voyant poindre les derniers chapitres d’écriture d’un livre en deux tomes que je travaille en parallèle depuis des lustres, je m’inscris sur Ulule pour commencer à préparer le financement du projet en question. Et j’ai déjà fait des recherches faîtes pour un livre suivant.
Vendredi 7 juin, en journée. Comme de bien entendu, quelque part entre Lyon et Bordeaux, une main invisible me déleste de l’ordinateur qui contenait les phases récentes de ces tomes, en plus d’une foule d’archives et de notes irremplaçables. La version la plus récente du livre en deux tomes disparait. Les recherches du livre que j’envisageais après s’évaporent. Là, c’est comme si Thanos venait de me bousiller l’armure.

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Jeudi 13. En faisant le tri de ce que j’ai en sauvegarde sur un cloud (parce que ouf quand même j’ai des sauvegardes, à défaut d’avoir les toutes dernières versions), je m’aperçois que ce serait paradoxalement moins laborieux et plus rapide de passer sur un tout autre projet que j’avais laissé en jachère (l’envisageant pour bien plus tard) mais qui fait déjà dans l’état 680.000 caractères, plutôt que de refaire fastidieusement ce qui manque aux deux tomes. Les gens à qui j’en parle sur Facebook semblent pour une écrasante majorité me conseiller dans le même sens.
Vendredi 14, je me relance donc à l’écriture des chapitres restants du « projet 4 ». Pour me donner du rythme, je me fous une playlist sur mesure, en gros un ou deux morceaux bien précis par chapitre, en boucle. Ca dope. Franchement, je peux vous le dire, reliser certains de vos comics classiques avec en musique de fond du Hans Zimmer, du Two Steps From Hell, du Audiomachine ou ce genre de choses et ça prend une autre ampleur. C’est épique.

Mardi 18, la personne à qui je demande (sans trop y croire vu son emploi du temps) d’écrire la préface me dit « Banco » en répondant que vu le sujet, ça ne se refuse pas.
Mercredi 19, je fais le point avec une des personnes qui va m’aider dans la mise au point de l’ouvrage. Je lui dis où, d’après mes prévisions et ma cadence, ça me portera sans doute en nombre de caractères. Elle me répond « Ah oui en gros t’as la moitié d’un livre de fait« . Ce qui n’est pas vraiment la réponse que j’attendais. C’est la douche froide, je me voyais bien plus avancé. J’ai du me planter… Hé mais attendez. On se rend compte qu’au téléphone elle m’a mal entendu, qu’elle a cru comprendre un nombre bien inférieur. Cette fois, en entendant le vrai chiffre, elle me dit que c’est colossal. Ouf, elle m’avait fait peur avec son histoire de « moitié de bouquin ».

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Vendredi 21 juin. Le manuscrit du quatrième projet dépasse largement les 800.000 caractères et lorgne sur les 900.000 (je crois que, grosso modo, c’est le double de caractères que pour mon premier livre, Super-Héros Une Histoire Française), je n’ai plus que trois chapitres à écrire (peut-être deux en fait, possible que j’en escamotte un pour une question de longueur du texte). Et faudra sans doute que je retaille pour revenir à une pagination convenable (histoire que le prix du volume s’envole pas). En gros, je ne suis plus qu’à… quelques jours d’avoir fini, à peu près dans les mêmes dates où, quinze jours plus tôt, je prévoyais de finir le « projet volé » initial. Reste en gros surtout à négocier la couverture.

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Après… on verra si le parallèle va jusqu’au bout, si les « portails s’ouvrent », si les gens sont là pour se « rassembler », si l’issue de la bataille s’inverse et si c’est gagné ou pas, ou s’il vaut mieux se barrer dans une réalité alternative. On verra s’il y a d’autres emmerdes ou pas. On verra si c’est le Endgame. Mais pour l’instant c’est épique.

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PS: Hé non, en fin de compte c’est même pas un bouquin sur les Avengers (enfin *presque* pas).

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